La coagulation est un phénomène naturel physiologique de l’homme. Exposé à certains facteurs tels que la vitamine K et des protéines plasmatiques, le sang se coagule naturellement. La coagulation est indispensable pour le bon fonctionnement de l’organisme comme pour prévenir une hémorragie par exemple. L’anticoagulant par contre est un produit médical chimique fabriqué en laboratoire et dont la principale action est de bannir toute possibilité de coagulation du sang. Ce médicament permet au sang de rester toujours visqueux, c’est-à-dire de garder son état naturel, mais empêche par contre l’apparition des caillots dans les vaisseaux sanguins. C’est pour cette raison que les professionnels médicaux l’exploitent pour traiter et prévenir la thrombœmbolique des femmes enceintes.
Pourquoi utiliser des anti-coagulants lors de la grossesse ?
Les troubles thrombœmboliques se soignent généralement avec les anticoagulants. Ils se manifestent par le freinage de la perfusion du plasma sanguin dont l’origine peut être fonctionnelle ou mécanique. Ce sont surtout d’autres maladies qui provoquent ces troubles lorsque leur origine est fonctionnelle comme la fibrillation ventriculaire ou auriculaire engendrant ainsi une insuffisance cardiaque. L’apparition des thrombus peut provenir de problèmes mécaniques tels que les pathologies ischémiques du genre infarctus du myocarde, accident ischémique transitoire et accident vasculaire cérébrale, l’embolie pulmonaire et la phlébite. Peu importe la forme de son origine, les thrombus formés doivent être traités par un anti-coagulant.
revenir en hautLe déroulement du traitement durant la grossesse
Lorsque le fœtus est exposé à un danger quelconque en rapport avec la thrombœmbolique, l’administration d’un
anticoagulant est une alternative thérapeutique. Pourtant, des anomalies pouvant être à l’origine des malformations peuvent être provoquées par la prise d’AVK ou anti-vitamine K. Ces anomalies sont généralement celles du squelette chondrodysplasie et celle de la face microphtalmie et d’hypoplasie. Le risque est évalué à 5 % et pour l’éviter et le limiter au maximum, le médecin peut prescrire de l’héparine à la place de l’AVK durant les trois premiers mois qui sont fondamentaux dans la formation du fœtus. Le médecin peut basculer le traitement par la reprise d’AVK durant le second trimestre, pourtant ce genre de changement est souvent à la source d’accident thromboembolique. L’autre possibilité pour le docteur est de toujours donner de l’AVK à la mère enceinte tout au long de la grossesse, dès le premier mois mais en faisant un suivi médical méticuleux appuyé par des échographies périodiques afin de détecter au plus tôt les malformations si jamais il y en a. Pour éviter toute éventuelle hémorragie au moment même de l’accouchement, il est formellement recommandé d’arrêter immédiatement la prise de l’anticoagulant à la veille de l’accouchement. Le médecin peut procéder de deux façons, soit arrêter dès la première contraction, ce qui est souvent difficile à réaliser étant donné que pour injecter le péridurale il fallait qu’il y ait au moins 12 heures de décalage entre les deux médicaments. Le médecin peut déclencher la naissance un jour après la dernière administration d’anticoagulant. Juste après la naissance du bébé, le traitement peut être continué sur six semaines, mais la décision revient au médecin traitant. Notons que la mise d’une contention élastique s’avère nécessaire lorsque la mère a été déjà victime de thrombo-embolliques veineux.
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