Comme l’homme est un être social, il vit en rapport aux valeurs, principes moraux et culturels de la société dans laquelle il vit. A notre époque, un stéréotype de l’homme véhiculé par certains médias est caractérisé entre autres, par la possession d’un organe génital imposant, synonyme de virilité qui promet une satisfaction sexuelle. Certaines statistiques comme celles réalisées en Australie montrent qu’une bonne majorité de femmes préfèrent avoir comme compagnon, un homme pourvu d’un pénis de grande taille, alors que certaines civilisations, comme celle des amérindiens, considèrent les hommes ayant un phallus de taille réduite comme des personnes qui méritent un statut social élevé dont la plupart occupent par ailleurs les hautes sphères de leurs structures sociopolitiques. En somme, l’image de l’homme en fonction de la taille de son pénis dépend de la société dans laquelle il vit et peut, de ce fait, représenter pour lui une faveur ou un handicap dans sa vie sociale et affective.
Existe-t-il des dimensions normales du phallus ?
On peut dire que cette question est liée à des considérations normatives, voire conventionnelles, dans la mesure où c’est la grandeur habituelle ou courante qui détermine une dimension normale. Ce point de vue reste résolument dépourvu d’objectivité car l’appréciation de la normalité, avec la même unité de mesure, change d’un continent, d’un pays ou d’une ethnie à l’autre. D’une manière générale, elle connaît une énorme variation à l’érection, allant de moins de 8 à plus de 20 centimètres. A titre d’exemple, on évoque une moyenne normale française autour de 15 centimètres de long et entre 3 et 4 centimètres de diamètre tandis qu’au repos, sa taille varie mondialement de 4 à 12 centimètres. En outre, des études récentes, réalisées par des américains et des italiens, n’ont pu aboutir à aucune règle génétique qui lie la race d’un individu à la taille de son pénis. En somme, ces variations s’observent à l’intérieur de n’importe quel groupe ethnique, ce qui conforte le rejet de tout jugement, même conventionnel, en fonction des mensurations. Par ailleurs, d’autres recherches montrent clairement qu’aucune loi de proportionnalité n’est en général valable entre la taille du pénis et celles des autres membres du corps humain.
revenir en hautLa taille du pénis et la performance sexuelle sont-elles en corrélation ?
Concernant ce sujet, deux points de vue s’opposent. Le premier insiste sur le fait que la grosseur du membre influe sur le plaisir que la partenaire ressent durant un rapport sexuel. Le second, par contre, symbolise la virilité et l’ardeur par un sexe de petite taille, comme il a toujours été affirmé par les grecs depuis l’Antiquité, à l’image d’Aristote qui voyait la stérilité se réfugier derrière une apparence imposante. En réalité, en tout cas scientifiquement, aucune de ces présomptions n’est justifiée. En effet, le point sensoriel de la femme se situe majoritairement à environ 5 centimètres de l’orifice vaginal, ce qui exclut théoriquement l’hypothèse d’un handicap pour un sexe masculin de taille supposée réduite. Toutefois, deux éléments médicaux sont pertinents et méritent d’être soulignés. Premièrement, certains hommes, depuis leur enfance, peuvent connaître des troubles endocriniens, qui provoquent par la suite des anomalies telles que l’insensibilité des tissus nerveux et l’insuffisance de la production d’hormones mâles limitant parfois la croissance de l’organe génital. Ainsi, dans ce cas, la petitesse du pénis provient d’un dysfonctionnement antérieur et n’est pas a priori la source d’un quelconque problème comme l’impuissance. En contrepartie, il est utile de savoir que l’érection est provoquée par l’irrigation du sang, dont la quantité nécessaire est naturellement proportionnelle au volume de la verge. Toute insuffisance circulatoire pourrait alors causer le fléchissement rapide d’un pénis de grande taille, se traduisant dans les actes sexuels par une contre-performance. Finalement, on peut dire que c’est l’harmonie physiologique entre les différents organes du corps humain, combinée à des facteurs psychologiques, qui détermine la qualité d’une relation sexuelle et non la taille du pénis.
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