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La communication non violente

Lors de toutes conversations, la communication, telle que nous la connaissons tous, installe un certain équilibre de pouvoir qui se termine souvent par l’acceptation, voire la résignation d’une partie. Or, cela peut être néfaste, en termes de relation. Alors, pour éviter ce type d’agression communicationnelle, une communication non-violente peut être une solution très efficace.

La communication non violente, c’est quoi exactement ?

Qu’est-ce que la communication non violente ?

Dans une communication verbal ordinaire, où l’un présente, et l’autre approuve, il semble difficile d’être sincère, en même temps, envers les autres, et envers soi-même. C’est à partir de là, que la communication non-violente trouve son importance. D’une manière simplifiée, elle est la capacité particulière de dire à son interlocuteur ce que l’on veut réellement dire, sans que cela ne paraisse choquant ou blessant, pour celui qui reçoit le message, et, sans que la communication ne soit atténuée, par rapport à ce que l’on ressent, et à ce que l’on pense. En d’autres termes, c’est l’aptitude à être sincère envers soi-même et envers les autres. Mais pour que cela puisse arriver, il est nécessaire de prendre en compte les besoins de l’autre avec ses propres besoins. Alors, une relation « donnant-donnant » se crée véritablement entre les protagonistes.

Cette forme de communication suit, en fait, un processus mis au point, par Marshall B. Rosenberg, au cours des années soixante-dix. Il s’est alors basé sur les actes et les écrits de plusieurs grandes personnalités, dont Gandhi, pour établir une relation harmonieuse entre la pensée, le langage, la « manipulation psychologique », et le savoir-faire communicationnel. L’objectif visé était d’éviter de sombrer dans la communication verbale, désignée comme agressive, pour entrer dans une toute nouvelle forme de communication permettant réellement d’entrer en relation, avec une autre personne, et avec soi-même, dans la plus grande sincérité possible.

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Quel est le processus de la communication non-violente

Pour établir une communication non-violente, il est impératif de suivre scrupuleusement quatre étapes bien précises. Tout d’abord, il y a l’ « observation », qui consiste simplement à faire la description de la situation, base de la communication future. Prenons le cas d’un document important, qu’un de vos amis a oublié chez lui. Vous pourriez simplement dire : « Ce document est utile pour mon inscription. » Ensuite, il y a l’étape du « sentiment », durant laquelle il est nécessaire de communiquer clairement, à l’autre, les sentiments que vous ressentez, lors d’une situation bien précise. Avec le même cas, vous pourriez dire : « je suis déçu par ton attitude ». Puis, il y a le « besoin », qui consiste à montrer, à votre interlocuteur, ce qui compte réellement pour vous. Avec toujours l’exemple de tout à l’heure, un exemple de phase serait : « J’aurais dû chercher ces documents moi-même ». Et pour finir, il y a la « demande », qui doit contenir certaines caractéristiques, comme le fait d’être clair, actuel, positif, réaliste et réalisable, et qui permet une réponse. Comme, par exemple : « La prochaine fois, utilise un pense-bête ». En accomplissant chacune de ces étapes, il ne faut pas oublier de faire attention au ton de la voix, et aux mouvements du corps, qui pourraient véhiculer de la violence. De plus, en utilisant souvent le pronom « je », la pression que subit votre interlocuteur diminue.

En termes clairs, la communication non-violente se base sur trois choses bien distinctes. En premier, il y a le besoin (physique, psychologique, sentimental, moral, etc.), qui doit être montré et satisfait, sinon il pourrait créer une forme d’agression. Deuxièmement, il y a la sincérité, qui peut se présenter de deux manières : la sincérité, dite de la girafe, qui consiste à faire savoir à l’autre les sentiments et les désirs que l’on ressent, et la sincérité du « chacal », qui consiste à expliquer clairement à l’autre l’image que vous avez de lui, en bien ou en mal. Et en dernier, il y a le vécu. C’est-à-dire que pour faire de la communication non-violente, il faut la vivre constamment, jusqu’à ce qu’elle devienne un réflexe. Cependant, il faut faire la différence entre, répéter automatiquement comme un robot, et vivre une expérience jusqu’à l’assimiler complètement.

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L’utilité de la communication non-violente

Avant toutes choses, il est important de dire que la communication non violente est pratique dans n’importe quel domaine. Que ce soit en milieu familial, en milieu professionnel, voire en milieu diplomatique, son usage peut apporter de nombreux bienfaits. D’abord, elle permet d’exprimer réellement ce que l’on ressent, et ce que l’on pense. C’est donc un moyen qui permet d’être réellement sincère, envers soi-même. Ensuite, elle se présente également comme un rempart contre les interprétations erronées, que les autres peuvent faire de vos propos. Elle garde donc en phase, une personne et ses idées. On peut alors constater, qu’elle développe la confiance, et l’estime, que l’on a pour nous même, et pour les autres, permettant ainsi de créer les bases d’une relation stable et durable.

En bref, la communication non-violente ne se résume pas en quelques étapes scientifiques à suivre, c’est surtout une manière de vivre en harmonie avec autrui tout en respectant nos idées et nos émotions.

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Commentaires sur « La communication non violente »

Je ne suis pas d’accord..., par Nathalie
Je ne suis pas d'accord avec les exemples que vous donnez des quatre étapes de la CNV : "ce document est utile pour mon inscription" n'est pas une observation mais déjà une interprétation. L'observation, qui ne doit pouvoir être réfutée par personne serait plutôt quelque chose comme "Tu as oublié ce document que je t'avais demandé". Ensuite "Je suis déçu par ton attitude" n'est pas un sentiment qui part du "je" mais une accusation déguisée car si on met la phrase à la forme active elle devient "tu me déçois" (ce qui est loin d'être non-violent !)."J'aurais dû chercher ce document moi-même" n'exprime nullement un besoin mais un regret. Le besoin pourrait être formulé ainsi : "J'ai besoin de pouvoir faire confiance à mes collaborateurs et d'être assuré qu'ils apporteront les documents nécessaires à mon travail". Enfin, "la prochaine fois, utilise un pense-bête" n'est pas une demande mais un conseil à la limite de l'ordre, et des plus violents ! Une demande doit prendre en compte aussi les besoins de l'autre et pourrait être ici : "serais-tu d'accord pour que nous prenions le temps de discuter ensemble pour qu'une telle chose ne se reproduise plus ?".
Merci d'apporter ces quelques rectifications à votre article s'il en est encore temps.
Nathalie Lebailly

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