L’essentiel est de savoir que parmi ces papillons que nous observons dans notre jardin au cours des différentes saisons de l’année, certains sont des espèces protégées et d’autres des espèces rares ou devenues rares. Ainsi, pour la protection de la biosphère, de la faune et de la flore, il est important de connaître certains d’entre eux pour pouvoir contribuer à leur protection.
Généralités sur les papillons
Un papillon possède généralement deux ailes avec une myriade d’écailles lui permettant de voir et de respirer. Ces ailes faites d’écailles servent également à contrôler la température, ou d’arme permettant le mimétisme pour tromper l’ennemi et se cacher. Bien entendu, les ailes servent à voler, mais à part cette fonction commune à tous les insectes volants, elles seraient un accessoire de l’appareil respiratoire du papillon en captant l’oxygène de l’air ambiant, en l’aspirant et en le faisant pénétrer dans les petits vaisseaux qui les sillonnent. Ces ailes contiennent d’ailleurs de petites trachées et assurent donc la fonction de "poumons de secours". Le papillon, grâce à ses ailes, peut contrôler la température en variant leur position par rapport aux rayons solaires ou lumineux, sources de chaleur. Etant des insectes fragiles, ils utilisent comme moyen de défense l’adoption d’une attitude qui les fait passer pour d’autres insectes dangereux dont les prédateurs auraient peur : par exemple des guêpes, ou d’autres papillons à la chaire non comestible. Il est muet mais il a un appareil auditif très développé et l’altération de son tympan fait baisser toutes ses craintes et ses défenses, il se poserait ainsi volontiers par exemple sur la main de l’homme sans crainte. Les yeux du papillon possèdent plusieurs facettes formées de plusieurs autres yeux simples dont le nombre peut aller jusqu’à vingt mille. L’odorat du papillon est très subtil, en particulier celui du mâle, c’est d’ailleurs ce qui lui permet de repérer la femelle qui émet elle aussi son parfum séducteur. Et enfin, son appareil buccal porte la trompe qui sert à sucer le nectar. Cette trompe est enroulée comme un ressort de montre au repos, elle est déliée quand l’insecte se nourrit, et peut atteindre alors le double, parfois le triple de la longueur du corps du papillon. Il s’établit une échange réciproque entre le papillon et la fleur : il se nourrit du suc de la fleur, et celle-ci ne peut souvent être fécondée que par l’intermédiaire de son hôte ailé. Le papillon est ainsi un précieux auxiliaire de la nature.
revenir en hautLe cycle de vie des papillons
Avant d’atteindre sa forme adulte, le papillon doit passer par plusieurs métamorphoses. D’abord, l’oeuf en est le premier stade. La femelle pond sur les plantes même ses œufs qui arrivent à maturité au bout de huit jours. La couleur de l’oeuf sera celle des ailes ultérieurement. Puis après éclosion de l’oeuf, apparaît la chenille avec sa forme allongée et cylindrique. A ce stade, les mandibules sont puissantes car elle se nourrit en mastiquant toutes ses nourritures. La chenille dévore alors sa coquille et quelquefois même les autres oeufs non éclos qui lui serviront de nourriture. Elle croît selon plusieurs étapes au cours desquelles elle change progressivement de couleur, et se débarrasse enfin de son enveloppe de chitine à la fin de son stade de chenille. Elle gagne à ce moment ses trois paires de pattes et ses cinq paires de téguments qui se terminent par des crochets. La chenille va secréter de la soie qui va l’abriter pendant sa prodigieuse métamorphose et l’enveloppe. La chenille se transforme ensuite en chrysalide d’où il sortira prêt à prendre son envol. Ainsi, la chrysalide subit petit à petit et tranquillement sa transmutation qui peut durer de huit jours à quatre ans selon les espèces. Vont alors apparaître les ailes et les autres organes qui composent le futur papillon. Le moment d’éclosion de la chrysalide venu, son enveloppe se fend et éclate, et le papillon se libère et prend son envol.
revenir en hautLes espèces les plus courantes
On distingue dans la famille des Papilionidae le Flambé et le Machaon, et dans celle des Pieridae, la Piéride du navet. Pour les Nymphalidae, on peut citer le Grand Nacré, le Grand Nègre Hongrois, le Grand Sylvain et le Gamma. L’Argus Bleu Céleste fait partie des Lycaenidae, et la zygène de la Coronille des Zygaenidae. Essentiellement dans la famille des Lasiocampidae se distingue le Bombyx du Chêne et dans celle des Lymantriidae, le Bombyx Disparate. Les variétés les plus répandues de sphinx ou Sphingidae sont le Sphinx de la Garance et le Sphinx à tête de mort. D’autres variétés de même famille que celles pré-citées sont des espèces rares et/ou protégées.
revenir en hautLes espèces à connaître
Il existe dix-neuf espèces protégées qui figurent dans l’annexe IV de "Habitats faune flore", et ce sont le Fadet de l’Elyme, l’Oeudipe, le Moire des Sudètes, la Laineuse du Prunellier, le nacré tyrrhenien, le sphinx de l’Argousier, le Damier du Frêne, la Bacchante, le cuivré des Marais, le Cuivré de la Bistorte, l’Azuré du Serpolet, l’Azuré des Paluds, l’Azuré du Sanguisorbe, l’Alexanor, le Portequeue de Corse, l’Apollon, le Semi-Apollon, le Sphinx de l’Epilobe et la Diane. Mais à côté de celles-là existent aussi les espèces rares, et qu’il faut également protéger, à savoir les papillons "blancs", le Paon du Jour, le Vulcain ou Amiral, ou encore Vanessa Atalanta, la Belle Dame ou Vanessa du Chardon, le Robert le Diable ou Polygonia Calbun et la Petite Tortue ou Aglais Urticae.
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